Déclaration de l'APLF Procès de Gdim Izik à Salé
Association pour la promotion des libertés fondamentales
aplf
Déclaration de
l’APLF 18 mai 2017
Procès de Gdim
Izik
Des
observateurs - avocats, universitaires, magistrats - membres
de l’Association pour la promotion des libertés fondamentales (APLF), dont le
siège est à Paris, suivent régulièrement le déroulement des audiences du procès
des actes criminels commis en 2010 à Gdim Izik, au Maroc.
L’Association
pour la promotion des libertés fondamentales rappelle que les règles d’un
procès juste et équitable consistent à la fois à respecter intégralement les droits
de la défense et en même temps ceux des victimes et de leurs familles. A cet égard, il est clair que les accusés ont cherché à diverses reprises à
saboter la procédure par leurs invectives et leur comportement. Après avoir tenté si souvent d’être
expulsés, ils
ont désormais voulu saboter le bon
déroulement du procès par leur décision de refuser d’assister aux audiences, répondant ainsi à un mot d’ordre dicté de
l’extérieur et par certains avocats étrangers qui ont multiplié les provocations.
Cette
décision a été jugée regrettable par un avocat de la défense qui a rendu
hommage aux efforts du président de la Chambre criminelle de la Cour d’appel à
Salé pour garantir toutes les règles
procédurales et les normes d’un procès équitable. En effet, il est incontestable que tout a été fait par la
formation de jugement pour que les principes du contradictoire et de l’égalité
des armes soient préservés. Les règles fondamentales et universelles de la
procédure pénale ont été parfaitement respectées et le président de la Cour a
fait preuve d’une parfaite maitrise du débat et d’une patience remarquables.
Dans
ce contexte, l’attitude des accusés est un
signe de mépris à l'égard des victimes et de leurs familles, comme l’a
été également leur refus de répondre
aux questions émanant des parties civiles auxquelles ils ont dénié toute
légitimité. Il
semble que les accusés veulent fuir leurs responsabilités, accablés par la
précision des témoignages à charge sur les crimes commis qui s’apparentent à
des actes terroristes par leur barbarie et leur préméditation.
Malgré
la mauvaise foi des accusés qui ont vainement tenté de politiser un procès qui
ne concerne que des actes criminels de droit commun, il est donc souhaitable, en respect des
victimes et de leurs familles, que la Cour continue à assurer le procès dans
les mêmes conditions que celles qui ont toujours prévalu, à savoir celles d’un
procès équitable dans lequel les droits
de la défense et ceux des parties civiles sont scrupuleusement respectés.
L’Association pour la promotion des libertés fondamentales souligne que la juridiction a le devoir de rendre une
décision afin de faire en sorte que la justice passe.

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